Copie de Poste simple amsen

 

Pendant longtemps, une idée reçue circulait dans le monde automobile : c’est Toyota qui produirait les coupés sportifs issus de sa collaboration avec Subaru. La réalité est tout autre. La production des modèles destinés aux deux constructeurs a débuté à l’usine Gunma, appartenant à Subaru, effaçant d’un trait cette croyance bien ancrée.

Quand Subaru reconvertit une usine de Kei cars en atelier sportif

Le choix du site de production réserve une belle surprise. L’usine Gunma servait jusqu’alors à assembler des véhicules japonais de type Kei cars, ces petites citadines ultra-légères très populaires au Japon. Ces dernières obéissent à une réglementation stricte : longueur limitée à 3 400 mm, cylindrée plafonnée à 660 cc, et plaques d’immatriculation jaunes pour les identifier. Le passage de ces micro-voitures à des coupés sport à propulsion marque donc un changement de registre radical pour ce site industriel situé à Ōta, dans la préfecture de Gunma.

Une alliance industrielle née bien avant les projecteurs

Derrière les trois badges différents se cache une histoire commune. Les deux coupés à roues arrière motrices sont le fruit d’un accord de coopération qui remonte à octobre 2005, soit plusieurs années avant leur présentation au public. Développés conjointement par Toyota et Subaru, ils partagent un groupe motopropulseur de type Boxer d’origine Subaru : un quatre cylindres atmosphérique de 2,0 litres développant 200 chevaux. Ce moteur à plat contribue directement à abaisser le centre de gravité du véhicule, un avantage décisif pour la dynamique de conduite.

Trois noms, un seul ADN mécanique

Que l’on parle du Subaru BRZ, du Toyota GT86 commercialisé en Europe ou du Scion FR-S vendu en Amérique du Nord, la fiche technique reste identique à quelques détails de carrosserie près. Le BRZ marque une rupture avec la tradition Subaru en adoptant une propulsion arrière, tout en conservant son architecture boxer typique, avec une répartition des masses de 53 % à l’avant et 47 % à l’arrière. Cette répartition quasi parfaite confère au coupé un comportement routier précis et prévisible, apprécié aussi bien sur route ouverte qu’en compétition amateur.

Un succès commercial qui dépasse toutes les prévisions

Le lancement commercial a confirmé l’engouement du public pour ce type de sportive accessible. Commercialisé dès février 2012 au Japon, le BRZ s’est vendu quatre fois plus que prévu au cours des deux premiers mois, avec 3 551 unités écoulées alors que Subaru n’en anticipait que 450. Un chiffre qui témoigne de l’appétit intact des conducteurs pour les coupés légers à propulsion, dans un marché automobile alors de plus en plus tourné vers les SUV et les crossovers.

Une lignée appelée à se prolonger

Le succès de la première génération n’est pas resté sans lendemain. En 2021, Toyota et Subaru ont présenté simultanément leurs nouvelles générations, la GR86 et la BRZ de deuxième génération, toujours développées sur la même plateforme et toujours produites dans l’usine de Gunma. Pour la FR-S, un concept a été présenté. La collaboration entre les deux constructeurs, loin de s’essouffler, s’est renforcée au fil des années, avec Toyota qui a porté sa participation au capital de Subaru à 20 %, scellant ainsi une alliance industrielle dont ces coupés sportifs sont l’expression la plus emblématique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *